Trombinoscope

Ressources humaines : le trombinoscope n’a pas dit son dernier mot !

Tendance
Gadget ringard ? Relique du siècle précédent ? À l’heure du digital et de la transformation RH, le trombinoscope n’a pas dit son dernier mot.

Communication interne : le revival du trombinoscope

Automatisation des tâches, mobilité accrue, réseaux sociaux d’entreprise… le secteur RH est en pleine mutation. Dans ce contexte, le trombinoscope d’entreprise connaît un retour en force fracassant.

En plein tumulte digital et alors que le turnover ne cesse de croître, il (re)devient un point de repère salutaire. En effet, il n’est pas rare de changer plusieurs fois d’entreprise et de poste en quelques années, notamment pour la jeune génération. Ainsi, en 2017, 66 % des millennials (les 25-35 ans) envisageaient de quitter leur entreprise dans les cinq ans, selon le cabinet Deloitte. Le trombinoscope, c’est donc la base de la communication interne, la colonne vertébrale de la collaboration pour introduire les nouveaux venus, par exemple. Et c’est sans parler des réseaux sociaux d’entreprise et autres portails ou intranets qui seraient bien tristes sans les photos des collaborateurs.

Ressources humaines : un trombinoscope, des collaborateurs revalorisés

Le trombinoscope, c’est aussi un petit geste qui peut signifier beaucoup. Si les commerciaux sont sensibles à « l’expérience client », les RH, quant à eux, travaillent à développer une « expérience candidat » ou « collaborateur ». De récentes études ont montré que plus de 80 % des salariés français estiment que leur service RH, n’est pas assez « humain » ! Au-delà de la valorisation de l’image de l’entreprise à travers une communication unifiée sur les réseaux sociaux notamment, la réalisation d’un shooting photo pour constituer un trombinoscope témoigne d’une véritable attention portée aux collaborateurs. Et cette considération est visiblement plus que bienvenue.

Pour les collaborateurs le bien-être et la considération sont devenus essentiels
Pour les collaborateurs le bien-être et la considération sont devenus essentiels. Xavier Popy/REA

Avec des événements comme la Semaine pour la qualité de vie au travail ou l’apparition de chief happiness officers (CHO), chargés du bien-être des employés, la prise en compte des individus est essentielle, surtout de la part des départements des ressources humaines. Ces derniers, confrontés à une « guerre des talents » auraient tort de se priver de ces petites armes symboliques, dont fait partie le trombinoscope. Et le temps presse : le cabinet Mckinsey prévoit ainsi que ce sont près de 40 millions de talents qui viendront à manquer dans les entreprises internationales d’ici 2037.

Le trombinoscope valorise aussi la communication externe de l’entreprise

Véritable couteau-suisse, le trombinoscope ne sert pas qu’en interne. Il fournit aussi aux entreprises le contenu nécessaire à leurs vitrines sur le web et les réseaux sociaux. Les photos « shootées » par des professionnels fleurissent les profils Twitter, Facebook ou LinkedIn des collaborateurs qui jouent de plus en plus le rôle d’ambassadeurs de la marque-entreprise. Dès lors, les marques les plus dynamiques soignent, à juste titre, leur trombinoscope. Elles font appel à des agences photos pour trouver une manière de créer une cohérence entre tous les portraits d’individus, par définition uniques.

Michael Bloomberg, ex maire de New York dans un portrait professionnel original
Michael Bloomberg, ex maire de New York dans un portrait professionnel original .Michael Edwards/ Redux-REA

Tout le challenge du photographe professionnel est là : valoriser des personnalités, créer une cohérence sur l’ensemble du trombinoscope et – pourquoi pas – apporter un brin d’originalité pour que les portraits attirent l’œil.

Découvrir également